L'histoire merveilleuse de la soie de la Chine a Lyon textileaddict
Le musée des tissus de Lyon©JEFF PACHOUD / AFP

Somptueuse, élégante et précieuse, depuis toujours la soie est considérée comme un art, à bien des égards. Quelle que soit sa forme, ver, cocon, fibre, étoffe, elle s’est imposée en tant que signe de richesse. Usitée pour son savoir-faire et ses nombreuses qualités dans le secteur du textile, elle nous dévoile ses plus beaux mystères. Récit d’une légende, où secret de fabrication, tradition et exportation ont fait d’elle un bien d’exception.

 

Sa fabrication

Issus de la sériciculture, autrement dit l’élevage des vers à soie, les fils soyeux sont générés à partir d’espèces spécifiques de chenilles. En matière de soie de culture, il s’agit principalement du Bombyx du mûrier (Bombix mori). Produisant naturellement des glandes séricigènes en constituant son cocon, le ver à soie sécrète ainsi des protéines de soie, appelées fibres protéiques.

La soie comprend un savoir de fabrication qui se traduit en plusieurs étapes.

Après la sériciculture, la filature. Elle comprend le dévidage, à savoir le déroulement du fil de soie ainsi que le moulinage, l’assemblage des fils avec une certaine tension afin d’obtenir un fil de soie résistant.

Le tissage, comme son nom l’indique consiste à tisser d’un côté les fils de chaîne et de l’autre les fils de trame.

Pour finir, l’ennoblissement permet d’appliquer de multiples teintures et apprêts afin de donner l’aspect définitif au textile.

 

Son parcours, de la Chine à Lyon

Reposant sur le plus ancien fragment de soie (2570 av. J.-C.) obtenu en Chine, la soie doit essentiellement son prestige à l’Empire chinois. Recelant bien des mystères sur sa production, de nombreux mythes et légendes firent leur apparition en diverses régions. En effet, jalousement gardée par les Chinois durant plusieurs siècles, la fabrication de la soie reste exclusive au pays.

Forte de son succès, tour à tour, elle s’exporte au Japon, en Inde puis au sein d’autres contrées, notamment grâce aux illustres routes de la soie. Et ce, par des méthodes pour le moins douteuses (espions, pillards, commerces illégaux…).

De 206 av. J.-C. à 220 apr. J.-C., la dynastie des Han, permet à cette matière de devenir un symbole de raffinement et de pouvoir. Au fur et à mesure, elle devint une valeur monétaire, un cadeau diplomatique ou religieux. Sous forme de bonnet et selon son coloris, elle indique le statut d’un juge, d’un guerrier ou d’un noble. En tant qu’accessoire, elle ennoblit les portes-monnaies, mouchoirs et ceintures.

Depuis le IVe siècle av. J.-C., les marchands voient en elle un moyen d’échange efficace et influent. Voyageant d’Est en Ouest, les marchands Perses en prennent le contrôle et la diffusent grandement de l’Europe à Byzance.

De la Renaissance jusqu’à la fin du Second Empire, elle se manifeste en Europe occidentale et ne s’industrialise qu’au XIXe siècle. C’est à Lyon que la soie prend le plus d’ampleur, jusqu’à en devenir la plaque tournante mondiale. Cependant, elle connaît une décroissance fulgurante due à plusieurs facteurs : importantes épidémies affectant les vers à soie, pénuries, productions asiatiques de plus en plus performantes, arrivée massive de textiles dits “artificiels”.

Outre l’Inde et le Japon qui restent les plus imposants acheteurs de soie, cette dernière tend bien que mal à retrouver sa grandeur d’antan.

 

La soie n’a pas dit son dernier mot : preuve incontestable, en mai 2017, la Chine ouvre un sommet dédié au projet faramineux de la nouvelle route de la soie.

les routes de la soie textileaddict les routes de la soie

 

Découvrir la soie à Lyon

 

2+
Tags:
0 Commentaires

Laisser une réponse

Contact

Pour tout renseignement contactez nous !

En cours d’envoi

©2020 TextileAddict

eleifend vel, fringilla ut elit. ipsum leo. dapibus quis libero. Praesent ut

Vous connecter avec vos identifiants

ou    

Vous avez oublié vos informations ?

Create Account