gaspillage textile_Textileaddict

 

Les révélations de ces dernières années sur le gaspillage textile sensibilisent de plus en plus les consommateurs sur l’impact écologique de la production de leurs vêtements. En s’appuyant les nouvelles lois promulguées sur l’économie circulaire et la lutte contre le gaspillage, les marques repensent le cycle de production de leurs produits. Pour prendre ce virage écologique, elles tentent notamment de valoriser leurs déchets afin d’améliorer leur image aux yeux des consommateurs, pour qui produire autant pour détruire autant n’est plus acceptable.

 

 

De la consommation à la consomm’action

Le consommateur ne veut plus seulement acheter un design mais s’interroge sur les valeurs incarnées par les enseignes. Réemploi, réutilisation ou recyclage, qu’importe, il est attendu d’elles qu’elles se positionnent et agissent tous azimuts pour réduire leurs impacts environnementaux et sociaux.

 

Les enjeux du recyclage au sein du secteur textile et de la mode

 

 

Valoriser le vêtement avant sa production

 

Le design zéro déchet

De manière générale, près de 15% du textile est jeté lors de la découpe d’un vêtement. Forts de ce constat, quelques designers ont à cœur d’optimiser les patrons pour réduire au maximum les chutes de tissus. L’art du patronage prend tout son sens lorsqu’on découvre les collections de la styliste bordelaise MILAN AV-JC ou les collections capsules zéro déchets de la marque basque éco-responsable, Skunkfunk.

 

La formation des équipes de design

Certaines marques misent sur la sensibilisation de leurs équipes de conception à la mode circulaire et à l’éco-responsabilité. C’est le cas de The North Face, le groupe new-yorkais PVH Corp (Calvin Klein, Tommy Hilfiger) ou encore Asos qui proposent des programmes de formation à leurs designers pour mettre au point des vêtements plus durables (vêtements moins démodables, plus résistants face à l’usure, fabrication évitant le gaspillage, utilisation de matières recyclées, …)

 

 

 

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Et après la fabrication ?

 

Destockage

Les déstockeurs, sites de ventes privées ou solderies écoulent 85% des invendus de l’industrie textile (source : capital.fr). Des sites spécialisés comme Vente-privées ou BazarChic proposent à prix fracassés les fins de série, retours transporteurs, ou surplus des marques. En point de vente physique, les soldeurs comme Action, Noz ou Stokomani brassent à leur tour des volumes conséquents de vêtement invendus, à prix remisés.

 

Collecte d’articles textiles en boutiques

Les grandes enseignes, les mêmes que celles pointées du doigt il y a quelques années, incitent maintenant au recyclage. H&M, Bonobo ou Gémo encouragent leurs clients à déposer leurs vêtements d’occasion en échange de bons d’achat ou de réduction à valoir dans leurs magasins. En partenariat avec des associations et sur fond d’arguments caritatifs (Packmee avec C&A ou Camaïeu avec I : CO) elles font la promesse d’un recyclage propre du textile. Réelle BA ou simple greenwashing ?

 

Réutilisation de fibres en circuit fermé

Véritable défi technologique, les vêtements de seconde main sont récupérés, broyés et ramenés à l’état de fibres avant d’être à nouveau torsadés et filés pour embraser un nouveau processus de confection. Succès de la ligne « InCycle » de PUMA dès 2013 grâce au retraitement de vêtements d’occasion, et plus récemment, la ligne de jeans “Conscious Exclusive” d’H&M, fabriquée à base de fibres recyclées et de bois.

 

L’Upcycling

En donnant une seconde vie aux vêtements, rien ne se perd, tout se transforme ! Encore plus éthique que le recyclage, savoir-faire et créativité transforment les pièces existantes en vêtements stylés et branchés. Gaëlle Constantini, Chaussettes Orphelines, Les Récupérables en ont fait leur crédo, et c’est plutôt très réussi !

 

 

 

gaspillage textile hermes petit h_Textileaddict©Hermès – “Petit h”

 

 

Et le luxe dans tout ça ?

Dans le milieu feutré des grandes maisons, exceptés Margiella, pionnier de l’upcycling, et Hermès avec son initiative précurseuse “Petit h” qui propose des accessoires à partir des ses chutes de cuir et de tissus, le sujet était encore tabou. Mais une pandémie plus tard, le nouveau visage du luxe revendique lui aussi la modération du gaspillage textile.

L’économie circulaire s’incruste dans les défilés Haute Couture de Gucci avec la collection « Off the grid » conçue à base de matériaux recyclés ou chez Vuitton, dont la collection masculine printemps-été 2021 a été imaginée à partir d’invendus et de matières déjà stockées.

Jusqu’alors, seuls quelques évènements ultra-confidentiels permettaient d’écouler les fins de stocks, une grande partie était détruite en incinérateur. Il paraît que le pouvoir destructeur des flammes garantirait l’image d’exclusivité et empêcherait la revente à prix cassés sur le marché parallèle… Mais à l’heure des pratiques greens et de l’obsessionnelle RSE, de tels agissements ont du mal à passer auprès du public, aussi élitiste soit-il!

 

 

L’économie circulaire redessine le cycle de vie du vêtement. Même si le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas, quelques améliorations sont tout de même notables dans l’industrie de la mode avec des efforts entrepris en terme de communication et de marketing durable… verdict dans quelques années pour voir si la promesse est tenue !

 

 

 

A lire :

Les dessous (pas très chics) de l’industrie textile

Mode éthique et responsable : quels sont les labels ?

Les fibres textiles et leur classification

 

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