©pinterest // impression©Anne-Claire Villefourceix

 

La sérigraphie est une technique d’impression principalement utilisé dans les domaines du textile et du graphisme.

 

Un peu d’histoire

C’est à l’ère de la Chine antique, durant la dynastie Song, entre le 10ème et le 13ème siècle, que la sérigraphie prit naissance. Elle se répandit par la suite dans les pays voisins, tel que le Japon. Si la légende veut que le cadre soit, dans un premier temps, fabriqué à partir de cheveux de femmes tissés, le cadre se forme en réalité à partir d’une pièce de soie tendue sur un cadre en bois de manière uniforme.

Le commerce de la soie, en plein essor au 17ème siècle, permettra à la sérigraphie de faire son entrée en Europe et les ateliers de soieries Lyonnaises commenceront à utiliser cette technique pour l‘impression textile (impression à la lyonnaise).

C’est des années plus tard, en 1910, que la sérigraphie moderne prendra forme grâce aux premières utilisations de l’émulsion photosensible d’une part ; et du fait d’une forte émigration chinoise aux États-Unis d’autre part. Avec l’essor de l’industrie américaine, la technique se modernise, la soie est remplacée par le nylon, le rouleau qui permettait d’étaler la pâte par une racle. Les affiches publicitaires permettrons de démocratiser cette technique et la seconde guerre mondiale amènera en Europe cette modernisation.

Les années 60 marqueront un tournant majeur pour la sérigraphie qui sera propulsée sur le devant de la scène grâce à son utilisation à des fins artistiques – notamment par Andy Warhol et Roy Lichtenstein. À la fin des années 70, la sérigraphie sera partout : sur les affiches, les vêtements, les pochettes vinyles, …

Elle reste aujourd’hui une technique répandue dans les arts, le textile et le graphisme.

 

typon // sérigraphie©Anne-Claire Villefourceix

 

En pratique

Techniquement, l’impression sérigraphique se fait en trois étapes :

  • La préparation du cadre

Le motif (ou le visuel) à imprimer est fixé sur le cadre : un filet de nylon ou polyester tendu sur un cadre de bois ou de métal. La fixation se fait par émulsion photographique : c’est l’insolation de l’écran, une étape très délicate du fait de la sensibilité de l’émulsion à la lumière. C’est pourquoi cette étape se fait la plupart du temps dans le noir ou à la lumière rouge comme dans les laboratoires photographiques.

Le typon, un dessin imprimé en noir sur un calque transparent va alors être fixé à l’écran, puis tout deux exposés à la lumière quelques minutes seulement dans une machine à insolation. Entrant ainsi en contact avec la lumière, l’émulsion va se solidifier, hormis au niveau des zones opaques (noires) du calque.

Cette partie sera enlevée à l’eau, et constituera la zone positive du dessin. Cette fixation permettra de bloquer le filet de nylon afin que l’encre ne s’écoule qu’à travers les zones « positives » du dessin.

  • L’impression

Le cadre est ensuite positionné sur le support (textile ou autre) et maintenu à l’aide de poids. L’encre ou la pâte est étalée uniformément à l’aide d’une racle, afin de pénétrer la trame du cadre et de se fixer sur le support.

  • Le passage en presse

Le cadre est ensuite ôter, dévoilant ainsi le visuel imprimé sur le support. Le support est ensuite pressé à chaud à environ 190°C pendant 60 secondes, selon les supports et les encres employés, ce qui a pour objectif de fixer l’impression au support.

 

serigraphie cadre impression presse textileaddict

 

La sérigraphie au cadre plat n’est pas un procédé très adapté aux tirages conséquents en raison du temps demandé ; sauf dans le cas d’impression au cadre rotatif quant à elle plus rapide. Plus un motif ou visuel aura de couleur, plus le processus demandera du temps : il faut en effet un cadre par couleur, et par conséquent, un temps de séchage entre chaque couleur. Le procédé a cependant cet avantage de convenir à une grande gamme de supports, ce qui permet d’ouvrir son domaine d’application sur de vastes horizons. C’est enfin une technique qui permet de varier les types d’encres (nacre, amidon, matte, gel…) , ce qui offre des panels de textures et d’aspects avec lesquels créer à l’infini.

 

Article rédigé par Anne-Claire Villefourceix-Gimenez designer textile et graphiste indépendante. Plongeuse textile, elle se passionne pour la couleur, les matières et le motif et s’investit sur des projets personnalisés nageant du design textile au graphisme, en passant par le design d’intérieur.

 

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