Fast fashion vs slow fashion

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Comparer la Fast Fashion à la Slow Fashion équivaut à confronter le guépard à l’escargot. Un sprinter écervelé, prédateur avéré, contre un gastéropode respectueux et inoffensif. La métaphore avec les animaux peut surprendre, mais comme dans les fables de Lafontaine, il y a bien sûr une morale à la fin de l’histoire ! Depuis 15 ans, boostée par les demandes de la Fast Fashion, la production mondiale de vêtements a doublé sans aucune considération environnementale ni sociale. L’antithèse du mouvement, la Slow Fashion, s’organise dans une dynamique croissante, où fabricants et consommateurs repensent enfin une mode plus responsable pour tous.

 

 

Succès et déclin de la Fast Fashion

 

Initié dans les 90’s par le groupe Inditext (Zara, Stradivarius, Massimo Dutti) le business model de la Fast Fashion s’appuie sur une rotation permanente des collections (jusqu’à 14 par an !). Produire souvent, mais en quantités limitées, déséquilibre le schéma de l’offre classique en créant un sentiment d’urgence à consommer, précipitant les achats compulsifs. Tout va vite, tout va trop vite. Les nouveautés s’enchaînent, les volumes produits aussi, non sans faire de nombreuses victimes collatérales.

 

Le déroulement et la durée de vie d’une collection textile

 

Maintenir une offre de prix très attractive implique mécaniquement de sacrifier la qualité des articles. Entrent dans la fabrication l’utilisation massive de procédés polluants et de fibres chimiques qui fragilisent les ressources environnementales. L’impact social n’est guère mieux ! L’hyperconsommation de vêtements creuse encore davantage les inégalités à travers le monde car les mastodontes de l’industrie tirent profit de la précarité des salariés dans les pays en voie de développement.

La fast fashion concentre tous les excès, si bien que les vêtements de piètre qualité achetés à bas coûts ont même fini par lasser les plus boulimiques des modeuses : la riposte s’organise !

 

 

Un message d’espoir avec la Slow Fashion

 

Le mouvement de Slow fashion fonde ses principes sur une consommation plus saine, aussi respectueuse de l’homme que de l’environnement, et bien que récente, la dynamique verte grignote les parts de marchés à vive allure.

Les stylistes disposent de plus de temps pour créer, le style et la qualité prévalent désormais sur les tendances. La production de vêtements se veut plus raisonnée, plus raisonnable. Les entreprises textiles privilégient des séries limitées aux volumes ajustés, l’utilisation de circuits courts, une main d’œuvre locale et la valorisation de savoir-faire traditionnels.

 

Création d’une collection de mode par le styliste et le modéliste

 

Côté consommateur, les consciences s’éveillent, on consomme moins mais mieux. Le client a réalisé qu’en modifiant son comportement d’achat, il pouvait influencer positivement l’impact de toute la filière mode. Les marques appuient leur stratégie sur la transparence, sur une relation de confiance avec le client, basée sur un bénéfice gagnant-gagnant.

 

 

Plus qu’une guerre textile entre la fast fashion et la slowfashion, on assiste à l’éclosion d’un lifestyle à part entière qui prend sa source dans la responsabilisation de chacun. Et l’escargot dans tout ça ? Il se contente de baver à l’oreille du guépard que « Tout plus fort a toujours son point faible » !

 

 

 

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Elsa Laurent

Elsa Laurent

Designer dans l’industrie textile en habillement et en ameublement, je suis co-fondatrice de Textileaddict.me depuis 2017. J'aime partager mes connaissances et bons plans du textile mode et maison. Mon objectif : permettre aux acteurs du secteur de se mettre facilement en relation pour développer leurs projets.
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